Commercialisation

Qu’est-ce que la vente de gré à gré par soumission ?

Jusqu’au 31 décembre 2018 la vente par adjudication était une vente publique. Aujourd’hui la vente par adjudication est une vente de gré à gré par soumission. Le fonctionnement de la vente est semblable, c’est-à-dire que la vente va toujours à la meilleure offre tant qu’elle est supérieure à un prix de plancher fixé par la commune. A partir du 2ème semestre 2019, les ventes seront informatisées, ce qui permettra aux acheteurs de faire des offres en salle ou à distance sans être présent sur le lieu de vente.
Tous les acheteurs potentiels ont accès au catalogue des ventes qui est accessible à tous, étant en en ligne sur le site de l’ONF. Les acheteurs peuvent ainsi voir les ventes de toute la France avec un accès plus simple et plus rapide : un plus grand nombre d’acheteurs a donc accès aux ventes. Cependant la participation aux ventes et le dépôt des offres seront toujours conditionnés, avec cette évolution il leur sera demandé par l’ONF d’avoir un compte acheteur avec différents documents.

Est-ce que l’on vend mieux lorsque l’on vend sur pied ?

Lors d’une vente de bois de qualité exceptionnelle, il est possible que la vente de bois sur pied rapporte plus. Cependant lorsque l’on s’intéresse à l’ensemble des ventes et non pas à une vente ponctuelle, les prix sont plus intéressants ou tout du moins stables dans le cadre de la vente sous contrat d’approvisionnement. Les prix dans les contrats d’approvisionnement résultent certes de négociations avec l’acheteur ce qui peut donner l’impression que les prix sont plus faibles, les contrats d’approvisionnement permettent de vendre du bois de qualité standard à un prix qui correspond à celui du marché voir si possible un peu plus.
De plus, le contrat d’approvisionnement apporte d’autres avantages comme de la visibilité sur les budgets et favorise l’emploi local, en modérant notamment l’export de bois ronds sans transformation. La mobilisation de 700m3 de bois d’œuvre ou de 2000 m3 de bois énergie correspond à 1 équivalent temps plein annule dans la filière bois. L’exportation de 7 containers de bois correspond à 1 équivalent temps plein délocalisé.

Est-ce qu’il existe des contrats d’approvisionnement pour le chêne ?

Les contrats d’approvisionnements ont initialement été créés pour des bois d’industrie de qualité standard comme le hêtre, le sapin ou encore l’épicéa. La difficulté d’utiliser du chêne en contrat d’approvisionnement réside dans les écarts de prix des différentes qualités. Aujourd’hui quelques techniciens forestiers territoriaux sont habilités à faire des contrats d’approvisionnement de chêne de qualité courante, les chênes de très bonne qualité étant toujours vendus hors contrat d’approvisionnement.

Que faire des vieux hêtres ?

D’une manière générale, si les ouvriers communaux sont diplômés en tant que bûcherons et bien équipés, la commune peut faire appel à eux pour réaliser l’exploitation. Si ce n’est pas le cas, la commune devra faire appel à une entreprise extérieure. En effet, en cas d’accident la commune s’expose à des procédures judiciaires si elle emploie des ouvriers communaux non formés pour des travaux dangereux.

Quelle est la part de chêne qui part à l’exportation ?

Il est difficile de disposer de chiffres fiables régionaux. Dans le Grand Est il est estimé que 30 à 50% de la récolte de chêne est exportée (enquête de branche). Afin que les bois des forêts communales françaises soient valorisés localement, il existe deux solutions. La première est le contrat d’approvisionnement, qui impose à l’acheteur de transformer le bois en France. La deuxième est la vente labellisée, comme le label « Transformation UE » où les lots sont réservés à des opérateurs de l’union européenne.

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